L’Ile-de-France réoriente sa politique économique vers les PME industrielles

La région va promouvoir la transformation numérique de son industrie. Elle vise la mécanique, l’automobile et l’aéronautique du futur.

C’est un changement de « philosophie » que Valérie Pécresse va défendre la semaine prochaine devant le conseil régional, bien décidée à redorer l’image industrielle de l’Ile-de-France. Sans tourner le dos à la recherche et aux services. La présidente veut permettre à l’industrie, qui représente 10 % des emplois de la région avec 470.000 salariés, de se réinventer grâce aux opportunités du numérique et de l’industrie du futur. Cela en s’appuyant sur le potentiel du territoire, qui concentre 40 % de la recherche et de l’innovation française.Les entrepreneurs sont appelés à entrer de plain-pied dans l’industrie du XXIe siècle, qui peut être propre et attractive. L’effort va porter essentiellement sur les PME, 95 % des entreprises industrielles franciliennes ayant moins de 50 salariés.

300 millions d’euros en cinq ans

La région devrait consacrer à son plan un peu plus de 300 millions d’euros sur cinq ans, soit 180 millions d’euros d’aides à l’innovation et à la modernisation des entreprises industrielles, et 125 millions d’euros pour la formation.Ce plan prévoit l’accompagnement individuel de 500 entreprises industrielles franciliennes en cinq ans. Cela commencera par un diagnostic de performance (outil de production, ressources humaines, besoins en formation, environnement, numérisation, design, pratiques de production…). Ce diagnostic permettra de déclencher les aides régionales à l’investissement. Une trentaine de PME pourraient ainsi devenir des ETI en étant « coachées ». Parallèlement, une trentaine de start-up industrielles par an pourraient être accompagnées par l’accélarateur d’entreprises Wilko pour atteindre 1 million d’euros de chiffre d’affaires.

Trois campus des métiers

Deuxième axe du plan régional, la création de centres d’innovation sur des technologies clefs comme l’Additive Manufacturing Hub , à Saclay, appelé à devenir le centre de référence français et européen de l’impression additive dans l’industrie mécanique. Prévu également à Nanterre un centre pour marier recherche et expérimentation de la fabrication additive dans le BTP.Le véhicule autonome devrait bénéficier d’un « écosystème numérique » à Saclay, d’un circuit d’homologation à Linas-Mont-lhéry. Sans oublier, l’intelligence artificielle ou Digitec pour le transfert technologique dans les PMI avec les pôles de compétitivité.

Automobile, aéronautique et agroalimentaire

Troisième volet du plan, la région va passer de 20.000 à 25.000 apprentis dans les entreprises industrielles en cinq ans. Elle va aussi créer trois campus des métiers autour de l’industrie, sur le modèle de ceux de l’Education nationale (de bac -3 à bac +3) associant lycées professionnels, CFA et universités. Celui de l’automobile s’appuiera sur l’université de Saint-Quentin-en-Yvelines. Il y en aura aussi un à Evry pour l’aéronautique. Un troisième est envisagé pour associer les approches artisanale et industrielle d’un même métier dans l’agroalimentaire. Des centres de formation industrielle sont aussi annoncés à Bondoufle pour l’aéronautique et dans les locaux de Normale sup à Cachan.

Dominique Malécot, Les Echos


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